Il neige. Ce matin, j'ai bossé sur un dossier de demande de subsides d'un montant de 12 000,00 euros.
J'aimerais bien mettre sur pied une permanence psycho à la maison des jeunes. Pour compléter notre travail. Et puis je pense au groupe qui a fait chier samedi 27 décembre. J'étais en famille. On
m'appelle parce que l'équipe n'arrive pas à gérer des jeunes qui ne veulent plus sortir du local de répét. "Qu'est-ce qu'on fait, on appelle les flics?", "pas pour l'instant, j'arrive". C'est le
groupe qui a déjà posé des problèmes ( si ça vous intéresse c'est ici qu'il faut cliquer).
J'arrive. Ils font les grandes gueules. Je préviens que c'est pas le moment de me casser les coudes parce que je suis avec ma famille et que je ne la vois pas souvent. Ils ne veulent pas partir
parce qu'ils considèrent que mes collègues ne les ont pas bien traités. Je déteste arriver dans ce genre de situation, quand je n'ai pas vécu le truc depuis le début. Quoiqu'il en soit, pas
question de lâcher l'équipe même si je suis mal à l'aise. Le ton monte. On se bouscule un peu. Grossièretés. Insultes. On ne cède rien. Le leader calme un peu ses troupes. J'arrive à établir le
dialogue. Il y a eu des erreurs dans la gestion de la situation mais les jeunes n'avaient pas à se comporter de la sorte. Je dis qu'il est l'heure de fermer et que nous rediscuterons de tout ça.
Tout le monde sort. Dix minutes plus tard, on sonne à la porte d'entrée. Les gars reviennent pour s'excuser. Je répète que nous en reparlerons plus tard parce que là, nous sommes encore un peu
énervés. Pas de problème. Ils ne sont pas venus la semaine dernière. Faut dire que la M.J. a été fermée un certain nombre de jours. Histoire à suivre... Et ça va être le moment des bilans!