Voilà une question qui me taraude parce que... euh... enfin soit... je me demandais donc: c'est quoi un vrai mec?
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Voilà une question qui me taraude parce que... euh... enfin soit... je me demandais donc: c'est quoi un vrai mec?
"Je suis presque sûr qu'il n'y aura pas d'hommage international le jour de mes obsèques... et ouais!"
Voilà un article que je vais sûrement regretter... mais, l'important dans un blog (même ici parce qu'il faut bien
reconnaître que tout est assez politiquement correct), c'est d'être sincère. Même si on est fiché, même si ça peut porter préjudice. Je traîne avec moi une putain de rage. Il va de soi que je
n'en parle pas aux jeunes avec lesquels je bosse. C'est un truc intime. Pas question de les foutre dans la merde. Et c'est facile de l'évoquer ici parce que personne ne me connaît vraiment.
Sauf mes parents qui me lisent plutôt régulièrement. Aussi ne craignez rien papa et maman parce que le fait d'en parler annihile tout passage à l'acte. Un Jack. Un café. Rage Against The Machine
tourne sur la platine. L'injustice et le mensonge me rendent fou. Alors on va dire "tout est une question de point de vue". C'est pas faux. J'ai des poussées d'adrénaline. Les larmes
d'impuissance me montent aux yeux. Mais je sublime comme diraient les psychanalystes. J'écris. Et j'ai honte. Je ne suis pas assez intelligent pour passer au-delà, et trop pour ne me rendre
compte de rien. Voilà le problème. Je suis un gars moyen. Le mensonge et l'injustice. Je traîne ça depuis que je suis un putain d'ados. Mes parents en ont chié avec moi (là-dessus, je demande
pardon à ma mère et à mon père). Mais... mais... je n'arrive pas à passer au-delà. J'ai 38 ans et je suis toujours aussi énervé. Et les larmes coulent. Et je m'en cogne. Mais faut que ça coule.
Parce que... parce que. Et si tu penses que je suis une fiotte (rien à voir avec les homos messieurs dames, parce qu'on peut être homo sans être une fiotte), je te donne rendez-vous dehors!
Rendez-vous à 8h à la Maison des Jeunes. Nous sommes attendus entre 16h et 17h en Bretagne. Les artistes arrivent les uns
après les autres. Presque pas de retard. Les yeux sont cernés. Mais il y a quand même des sourires. Je programme le GPS. Et il fait déjà lourd. J'en ai marre de transpirer. Je n'aime pas
transpirer. Deux minibus. Je passe devant. A peine dans le véhicule, les jeunes s'endorment. Je mets la radio. Nostalgie. La route est à moi.
Trajet sans encombre. Rien de mémorable. Nous sommes juste bien. Tranquilles. Pas de stress. Des petites pauses toutes les deux heures. Chouette ambiance. Nous arrivons à 16h30. Un pot d'accueil.
Passage par notre hôtel. Répartition des chambres. A quatre ou à deux. Pour les encadrants, c'est chambre individuelle. Il n'y a que des majeurs, dont un couple, ils gèrent. Puis direction
la salle de spectacle pour les balances. Deux groupes du coin participent à la soirée (dont un groupe de breakdance). Une fois tout calé, nous allons manger avec les gens de la structure qui nous
accueillent. Nous parlons de notre actualité. Et du passé. J'ai été éduc de rue dans cette structure avant de venir bosser à Bruxelles. Premiers échanges entre les artistes. Puis c'est l'heure du
concert.
Il y a des gens qui attendent devant la salle. Un public plutôt familiale. Artistes motivés. Les portes s'ouvrent. Il y a moins de monde que l'année dernière mais faut dire qu'il y a un
concert de IAM à 20 kilomètres (j'espère que nous ne leur avons pas trop fait ombrage héhé). Public moins nombreux certes mais plus participatif qu'il y a un an. C'est parti pour le show. Les
artistes se suivent. Les applaudissements. Les gens dansent. Bonne ambiance générale. On tombe sous le charme de la voix de "notre" chanteuse r n' b. On bouge sur des rythmes africains
ancestraux. On écoute les paroles. Ça se remue, ça danse, ça crie, ça chante. On transpire. A la fin du spectacle, échanges avec les spectateurs. Certains de "nos" artistes sont sollicités par un
groupe local pour enregistrer un morceau dès le lendemain. Ils me demandent si c'est possible d'y aller. Ok, s'ils sont de retour pour 11h30 parce que nous allons faire un tour en touristes à
Saint-Malo. Retour à l'hôtel. Les jeunes ont des munitions (bon, ben ils sont majeurs!). Plan drague. Nous autres, travailleurs laborieux du social, décidons d'aller boire un verre en ville.
Instants de bien-être.
Samedi. Let's go to Saint-Malo. Il fait super chaud même si c'est un tantinet couvert et que quelques gouttes tombent parfois. Bon plan Saint-Malo. Il y a la plage pour ceux qui veulent
glander. Et la ville pour ceux qui veulent glander aussi. La M.J. "offre" dix euros à chaque artiste pour le repas du midi (à eux de mettre la différence si ça coûte plus cher). Et hop, quartier
libre. Rendez-vous à 17h30 devant la porte principale pour le retour. Nous sommes attendus entre 19h et 20h pour une soirée pizzas. Je fais un peu visiter la ville à mes collègues. Verres en
terrasse. Et forcément crêperie le midi. Balade sur les remparts. Tour le monde semble content d'être là. Le soir: Pizzas, les plans "drague" se concluent (le lendemain matin, il y
avait plus de monde que la veille!), soirée autour d'un verre dans un café concert pour les éducs.
Dimanche. Le retour. Comme à l'aller, "on" dort (euh, sauf les chauffeurs) épuisé par la nuit passée. Petit moment comique quand, au péage, un jeune et moi avons demandé à la jeune fille dans sa
boite si, en plus du justificatif (pour la compta), elle pouvait ajouter un Ice Tea et une grande frite. Mais... euh... elle n'a pas franchement apprécié. Tant pis. Je crois que nous nous sommes
fabriqués de beaux souvenirs pendant ces trois jours...
Encore 4 concerts...
Le prochain est mercredi...